Agoudim

Petit village où les femmes font des jolis tapis boucharouette en retrait de la route Alnif-Zagora, le long du Bougafer, haut lieu de la résistance berbère.

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Agoudim

Présentation du village Agoudim (douar)

Agoudim est un petit village d’une cinquantaine de famille, à un quarantaine de kilomètres d’Alnif. Il fait partie de la commune rurale de H’ssiya, laquelle regroupe 18 douars. Pour y accéder il faut prendre la R113 à partir de la N10 jusqu’à Alnif, puis prendre la N12, le long du Bougafer vers Zagora, et à 30-35 km environ tourner à gauche vers Aït Saadane. La paysage est magnifique, montagnes pelées aux couleurs pastels, désert parsemé d’amrads (acacia radiana) qui font ressembler l’Afrique du Nord à l’Afrique Noire. Au bout du chemin un petit village regroupé autour d’un agoudim (forteresse semble-t-il) avec en périphérie des maisons neuves en briques rouges.

500 habitants environ peuplent ce village. Ce sont des Aït Iaza, de la tribu des Aït Atta. Les femmes de ce village sont très gaies et très souriantes. On est particulièrement bien accueilli à Agoudim. C'est un village qui mérite d'être connu.

La photo représente l'agoudim du village. Il semble que cela signifie "forteresse". Le village a vu le jour aux environs de 1880 dit-on, en même temps que la khettara. L’école primaire couvre toutes les classes du premier degré, soit 6 classes. La couverture du réseau de téléphonie portable est assurée également, Il y a une mosquée avec un imam, une épicerie, un four collectif toutes les 3 ou 4 familles. Le dispensaire se trouve à 2 km, à Aït Saadane, le collège à Aït Saadane également et le lycée à Alnif. L’hôpital le plus proche est à Tenghir (80 Km) ou à Errachidia, à plus de 200 Km.

Le village se trouve entre deux bras de l’oued H’ssiya, autrement dit il est régulièrement inondé par les crues qui se produisent une fois par an environ. La khettara Agoudim, dont le puits de tête se trouve sur l’oued H’Ssiya à 5 km au nord, à une profondeur de 12-13 m. Le canal principal est long de 3 km, bétonné sur une grande partie depuis 1950.

Un puits d’alimentation d’appoint de la séguia (50 m) avec pompe a été creusé pour pallier aux déficits de la khettara dont le débit n’est pas très important. A 1 km plus au nord de ce premier puits il y a un autre puits pour alimenter le château d’eau de 3 douars de la commune. Il est creusé dans une autre nappe mais il interfère avec la nappe de la khettara toute proche du fait qu’il se trouve dans une cuvette et donc est plus profond. Grâce à la khettara on cultive des légumes, du blé, de la luzerne et du cumin, du henné. Malheureusement tous les arbres fruitiers ont disparu avec la sécheresse.